09.07.15 

Jour 14

Waterhole Building (Construction d'un point d'eau) 

Nous continuons ce matin le projet de construction d’un réservoir d’eau pour éléphants. Le creusement de la tranchée a été terminé par l’autre groupe et aujourd’hui nous devons partir chercher les poteaux en fer provenant du démantèlement de la barrière entourant la réserve (cf Fence Removal) puis nous devons aussi ramasser des pierres et en tapisser le fond du bassin avec. Les poteaux et les pierres vont servir d’armature au bassin pour qu’ensuite il soit goudronné (ce qui permet de retenir de l’eau de façon permanente dans le bassin).

Nous ne prenons pas une des Jeep aujourd’hui mais la petite camionnette à remorque pour pouvoir charger les poteaux et les pierres à l’arrière ainsi que les passagers – c’est-à-dire nous- car il n’y a que deux places à l’avant de la voiture. 

Debout dans la remorque et les cheveux au vent, nous regardons les paysages à la luminosité matinale défiler sous nos yeux. Une heure plus tard, nous arrivons à l’emplacement de l’ancienne barrière qui a été démontée et récupérons les poteaux de fer. Nous faisons le chemin en sens inverse et nous nous rendons au waterhole où nous déposons les poteaux avant de repartir, pour aller ramasser des pierres cette fois-ci. 

Sous un grand soleil et un ciel bleu, nous ramassons des pierres dans le bush et en remplissons la remorque. Lorsque nous pensons avoir assez de pierres, nous remontons dans la remorque (nous nous asseyons par-dessus les pierres) et les ramenons au waterhole. Là, nous nous employons à tapisser le fond du bassin avec ces pierres. Nous sommes censés recouvrir entièrement le bassin mais nous nous rendons compte que nous n’aurons pas assez de pierre !

Tant pis, nous n’avons pas le temps de retourner chercher des pierres, d’autres volontaires continueront notre travail un notre jour !

L'heure du bain ! 

Au camp, une petite coupole remplie d’eau a été aménagée pour les oiseaux. En pleine journée, lorsque la température augmente, de nombreux petits oiseaux assez hardis viennent prendre un petit bain d’eau fraîche. 

Cordon Bleu de l'Angola (Uraeginthus angolensis)

Bruant à poitrine dorée (Emberiza flaviventris), Beaumarquet melba (Pytilia melba) et Cordon Bleu de l'Angola (Uraeginthus angolensis)

Beaumarquet melba (Pytilia melba) et Cordon Bleu de l'Angola (Uraeginthus angolensis)

Cordons Bleus de l'Angola (Uraeginthus angolensis)

Nous pouvons les approcher d’assez près et les observer pendant de longues minutes. On arrive même à voir trois espèces s’abreuver et se baigner en même temps : un Bruant à poitrine dorée (Emberiza flaviventris), un Beaumarquet melba (Pytilia melba) et un Cordon Bleu de l’Angola (Uraeginthus angolensis).

Cordon Bleu de l'Angola (Uraeginthus angolensis)

Evening Census

Cet après-midi nous n’avons rien de prévu car ce soir, nous allons effectuer un « Evening Census », c’est-à-dire que nous allons nous rendre à la petite cabane construite près du waterhole pour observer les animaux de nuit. Je suis impatiente de voir ça !

A 18h (le soleil est déjà couché), après avoir chargé les matelas dans la camionnette, nous partons en direction du point d’observation. Sur la terrasse de la cabane, nous installons nos matelas au sol. Dès lors, nous pouvons observer les animaux venus  boire au waterhole, allongés sur nos matelas ! A peine arrivés, nous pouvons déjà voir et entendre des éléphants aspirer l’eau bassin avec leur trompe. Pour pouvoir observer les animaux, nous utilisons une torche à lumière infra-rouge, qui dérange moins les animaux que la lumière blanche. Nous n’éclairons évidemment pas en permanence, mais à intervalle de temps régulier et faisons attention à ne pas viser directement les animaux avec la lumière.

Jane, la cuisinière du camp, nous a préparé un crumble aux pêches pour notre soirée dehors. Nous nous servons chacun une part et nous dégustons ce délicieux dessert encore tiède tout juste sorti du four, assis sur nos matelas, à contempler les éléphants en train de boire sous un ciel étoilé digne d’un conte de fée… Si ce n’est pas une vision idyllique ça ! Que peut-on rêver de mieux ?

Nous écoutons attentivement les crissements des arbres, le soupir des éléphants, le bruit d’aspiration lorsque ceux-ci plonge leur trompe dans l’eau, et leurs grognements sourds… Quelle musique paisible pour nos oreilles !

Allongés sur nos matelas, nous contemplons ce ciel magique, ses milliers d’étoiles qui scintillent, nous laissant imaginer l’immensité de la Voie Lactée… Je pense qu’il faut avoir vu un tel ciel de ses propres yeux pour comprendre réellement sa beauté et le sentiment d’admiration et de respect qu’il suscite en chacun !

D’autres éléphants se rendent au waterhole et nous entendons leurs (plus ou moins) discrets bruitages, les éclairant de temps en temps avec notre torche.  Nous notons également sur notre fiche de recensement le nombre, le sexe et l’âge des individus que nous voyons (car il ne faut pas oublier que nous sommes aussi venus ici pour faire un recensement de mammifères !)

En balayant les alentours du waterhole avec nos lampes, nous repérons soudain dans les buissons deux yeux jaunes scintillants.  Quelque minutes plus tard, nous entendons un rugissement caractéristique : il s’agit d’un léopard ! (Son rugissement est assez particulier, bien loin de ce qu’on imagine, c’est un cri rauque, grave et discontinu, très différent de celui du lion par exemple). Malheureusement, nous n’arriverons pas à voir plus que ses yeux avant qu’il ne s’éloigne définitivement du waterhole

Nous continuons à profiter de cette soirée au grand air, ne nous lassant pas d’observer le ciel, allongés et enveloppés dans nos couvertures.

Nous n’observerons « que » des éléphants cette nuit-là, mais l’expérience fut exceptionnelle…Le genre de moment qui vous remplit d’une paix profonde, et qu’on ne trouve que dans les grands espaces naturels.

Vers 21h, nous rentrons au camp et allons nous coucher dans nos tentes…

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