10.07.15 

Jour 15

Fabrication de bracelets en feuilles de palmier

Une fois rassasiés par notre pique-nique, nous repartons et gagnons le village de Mothlabaneng : dans le village, on aperçoit des petites maisons circulaires recouvertes d’un toit pointu fait de feuilles séchées. Bien que ces petites habitations commencent à être remplacées par des maisons en béton rectangulaires plus modernes, certains villages conservent encore de nombreuses habitations traditionnelles.

La raison de notre venue à Mothlabaneng est la suivante : des femmes des villages vont nous apprendre à fabriquer des bracelets à l’aide de feuilles de palmier tressées !

Ces femmes utilisent des feuilles d’un palmier autochtone du Botswana. Elles les coupent, les font bouillir dans de l’eau puis les mettent à sécher au soleil. On peut soit garder la couleur naturelle de la fibre du palmier séché, ou les teindre en noir, marron ou gris pour ensuite réaliser des motifs lors du tressage. A partir de ces feuilles, on peut fabriquer tout un tas d’objet : des corbeilles, des bracelets, des paniers, des dessous de plats,…

 


Aujourd’hui, nous allons apprendre à réaliser l’objet le plus simple : un bracelet. Pour commencer, il faut mettre à tremper les fibres de palmier dans de l’eau pour les rendre plus flexibles et moins cassantes lors du tressage. Les villageoises nous montrent comment tresser les feuilles de palmier et nous exécutons le tressage à notre tour. On commence par tresser l’armature circulaire du bracelet, puis on incorpore des fibres colorées pour créer des motifs. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les fibres sont très résistantes, et ne cassent pas durant le tressage, même si l’on tire fortement dessus.

 

 


Nous tressons chacun notre premier bracelet puis, maintenant que nous avons assimilé la technique, nous en réalisons un deuxième dans la foulée. Et voilà, nous sommes tout fiers avec les deux bracelets que nous avons réalisés nous-mêmes !

Après cette séance de travaux manuels, nous visitons la boutique où les femmes qui nous ont accueillis vendent les objets qu’elles réalisent à partir des feuilles de palmier, et qui sont souvent bien plus complexes que les simples bracelets que nous venons de réaliser. 

Parmi les objets, on trouve des corbeilles, paniers et également de grands cercles plats sur lesquels sont dessinés différents motifs géométriques et qui servent d’éléments de décoration qu’on accroche au mur dans les maisons. Il y en a d’ailleurs quelques-uns accrochés au camp Mostwiri. Après avoir réalisé nos achats, nous remercions ces femmes qui nous ont transmis un peu de leur savoir-faire et reprenons la voiture. Lorsque nous nous éloignons, les villageoises commencent à danser et chanter joyeusement pour nous dire au revoir !

Bush Dinner

Vers 16h30, nous sommes de retour au camp et Elsa nous dit de nous tenir prêts pour 17h30 pour aller voir le coucher de soleil depuis le sommet d’un kopje. A l’heure dite, nous nous rassemblons dans la grande pièce à vivre principale et attendons Elsa…qui ne vient pas. Le soleil se couche et nous trouvons étrange qu’elle ne soit toujours pas là…A-t-elle oublié ?

Vers 18h, Elsa apparait finalement et nous dit de monter en voiture. Un peu intrigués car le soleil est déjà presque couché, nous demandons où nous allons et là elle nous répond : surprise ! Quelques minutes plus tard, nous descendons et découvrons qu’un « bushdinner » a été organisé pour célébrer notre départ ! C’est-à-dire que nous allons manger en plein milieu du bush, autour du feu, en faisant cuire notre nourriture au-dessus des flammes.

L’ambiance est joyeuse et les conversations vont bon train. La nuit tombe et le cercle que nous formions autour du feu se rapproche de plus en plus au fur et à mesure que la température décroît.

On nous distribue des bâtons de bois dont on a pelé l’écorce sur l’un des bouts.Un des volontaires qui a déjà effectué des bushdinners nous montre comment procéder : on prend une poignée de pâte à pain cru (préparée à l’avance), on forme un boudin avec puis on enroule ce boudin hélicoïdalement au bout du bâton, là où l’écorce a été enlevée. Ensuite, on met notre pâte à pain à cuire au-dessus des flammes à l’aide de notre bâton de bois, comme lorsque l’on fait cuire des chamallows sur un feu de camp…

Pendant que nos pains cuisent, nous mettons également des saucisses à cuire. Une fois les pains cuits, on les retire du bâton et on glisse une saucisse dans le trou à l’intérieur du pain formé par l’extrémité bâton, et voilà, on se retrouve avec une espèce de hotdog !

Ce repas autour du feu fut un réel moment de plaisir et nous a permis de conclure au mieux ce séjour en profitant une dernière fois de la liberté sauvage du bush et du ciel étoilé que nous allons quitter…

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