28.06.15 

Jour 3

Le lendemain, un nouveau chauffeur différent de celui de la veille vient me récupérer au Guest House. Nous passons à l’aéroport où sont arrivés de nouveaux volontaires qui, comme moi, se rendent à Wild at Tuli au Botswana. Nous faisons connaissance et cela me donne l’occasion de commencer à pratiquer mon anglais (car Project Abroad accueille de volontaires de toutes les nationalités), ce qui fait partie d’un des objectifs de ce voyage également !

Nous sommes cinq volontaires, venant tous pour une durée de deux semaines. Nous embarquons dans un van Mercedes et roulons en direction de la frontière botswanaise, et bientôt le bitume disparait laissant place à une large route de terre sèche et rouge ocre. Trois heures plus tard, nous arrivons au poste de garde à la frontière et après que les autorités nous ont tamponnés nos passeports et faits remplir quelques papiers, nous traversons cette frontière qui signe le véritable commencement de notre périple. Nous changeons de véhicule et de chauffeur, qui va nous conduire au camp Motswiri, là où nous séjournons. Ce camp se situe à une heure de la frontière environ.

Nous montons cette fois-ci à bord d’une jeep de safari ; les cheveux au vent, nous regardons défiler devant nous des paysages de plus en plus sauvages au fur et à mesure que l’on se rapproche de notre destination. 

Arrivée au Camp Motswiri 

 

 

 

Enfin, nous arrivons au camp, en fin d’après-midi, où nous faisons la rencontre d’autres volontaires en pleine séance d’aérobic… Chacun se présente, nous rencontrons également les membres du staff puis on nous fait faire une visite des lieux et on nous attribue nos tentes. Ma première impression est que le camp est réellement splendide, aussi bien en terme de situation - totalement isolé au milieu du « bush » - que de son architecture qui respecte la nature du lieu, avec des pièces très ouvertes et faites de matériaux naturels.

L’accueil de tous les membres du camp est très chaleureux et on se sent très vite comme chez soi…

Les conversations vont de bons train et malgré notre anglais loin d’être parfait pour une partie d’entre nous (en plus de volontaires anglais, il y a d’autres français, un italien, et des allemands mais les allemands parlent tellement bien anglais qu’on pourrait les compter dans les anglophones…), nous arrivons tous à nous faire comprendre.

Aujourd’hui, c’est dimanche, ce qui explique pourquoi les autres volontaires étaient en train de faire de l’aérobic lorsque nous sommes arrivés. Le dimanche est le jour de repos du camp où chacun fait ce qu’il lui plait et où il n’y a pas d’activités de volontariat prévue…

 

 


 

Nous installons nos affaires dans nos tentes respectives, que l’on partage à plusieurs. Il s’agit de grandes tentes permanentes, qui reposent sur un sol en béton légèrement surélevé (ce qui est utile lorsqu’en été, des pluies diluviennes s’abattent sur le pays) et qui peuvent accueillir jusqu’à six personnes. Les douches et toilettes sont au fond du camp, et on a même de l’eau chaude ! Ce camp semble très confortable et bien aménagé.

 

 


 

Le soleil ne tarde pas à se coucher, vers 17h/17h30 (c’est l’hiver !) et plonge le camp dans la pénombre. A cette occasion, nous apprenons une des règles du camp : dès qu’il fait nuit, tout le monde doit être en pantalon et porter des chaussures fermées ainsi que se balader avec une torche, déjà parce qu’on ne voit pas grand-chose sans torche et puis le camp n’étant pas fermé, il peut arriver que les animaux sauvages le traversent et il vaut mieux pouvoir voir ces animaux de loin plutôt que de se retrouver nez à nez avec !

 


 

 

 

Un son de cloche retentissant déchire soudainement le silence crépusculaire : il est 18h30 et  ce coup de cloche signe l’appel du repas ! Je n’ai pas vraiment l’habitude de manger si tôt… Aujourd’hui ce sont des volontaires qui ont préparé le repas car durant le week-end, le personnel du camp rentre chez lui mais j’apprends qu’en temps normal, il y a une cuisinière qui se charge des repas.

Tous assis autour d’une grande table carrée, nous continuons à discuter en dégustant notre repas. 

A la fin, nous allons nous asseoir autour du feu : un foyer brûle au centre d’un banc en demi-cercle. La température commence sérieusement à baisser et la chaleur du feu devient plus qu’appréciable.

Nous finissons par tous aller nous coucher dans nos tentes respectives. Quel bonheur de se retrouver dans un silence profond, propre au grands espaces, seulement interrompu par le bruissement des arbres, les cris des hyènes, ou encore quelque chant d’oiseau nocturne ! Tout est calme et serein.

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