03.07.15 

Jour 8

Anti-poaching (anti-braconnage) 

Une nouvelle activité nous attend cet après-midi. Nous nous rendons en Jeep en bordure de la réserve, près d’un endroit où passe une grande route goudronnée qui permet de se rendre à certains villages. 

 

 


Malheureusement, de nombreux villageois pratiquent encore la chasse d’animaux sauvages pour obtenir ce qu’on appelle la « viande de brousse » ou « bushmeat ». Ces villageois chassent pour leur propre consommation ou pour revendre la viande et gagner leur vie avec ce salaire. La chasse d’animaux sauvages est interdite au Botswana mais la pratique reste répandue. Les habitants utilisent la technique de la chasse au collet, une technique très simple, non dangereuse pour le chasseur mais surtout très cruelle pour l’animal qui meure souvent dans d’atroces souffrances. Les principaux animaux chassés sont les impalas et les koudous mais les pièges à collet font bien d’autres victimes.

 



 

Pour pratiquer la chasse au collet, c’est très simple : les villageois prennent un fil de barbelé avec lequel ils forment une boucle. Cette boucle est accrochée en hauteur, généralement entre deux arbres de façon à la rendre peu visible par les animaux et lorsque par exemple un impala galope à travers le bush, il se prend la tête à l’intérieur de la boucle qui se referme autour de son cou lorsqu’il avance vers l’avant, comme un nœud coulant. L’animal meure rarement sur le coup et agonise de longues heures. 

Les pièges à collet sont généralement destinés à attraper les impalas et les koudous mais il arrive qu’ils tuent ou blessent d’autres animaux. Par exemple, certains éléphants se prennent les pieds dans les pièges à collet qui peuvent endommager gravement les membres d’éléphant. Parfois, on retrouve des éléphants dont l’un des membres est entouré d’un collet incrusté dans la peau et qui restera là toute sa vie. Des cas de hyènes possédant des collets autour du cou (elles ont réussi à s’échapper du piège mais pas à se débarrasser du fil de barbelés resté incrusté dans leur cou) ont été également rapportés… Le dernier cas rencontré à Wild at Tuli fut un zèbre qui s’était pris une patte dans un collet, une partie de son membre a été arraché et le zèbre a fini par mourir de cette blessure…

 

 

 

 

La proximité de la route goudronnée rend cette zone de la réserve particulièrement sensible, et les équipes du camp font régulièrement des patrouilles pour contrôler la présence de pièges à collets. Notre mission aujourd’hui va être d’inspecter  cette zone pour enlever les éventuels pièges que l’on pourrait trouver. 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau