04.07.15 

Jour 9

Journée pique-nique à Limpopo River

Aujourd’hui, c’est grasse mat’ ! En effet, nous sommes Samedi, et comme chaque Samedi, le camp organise un pique-nique d’une journée avec tous les volontaires. Le départ ne se fait qu’à 10h (ça laisse le temps aux paresseux de dormir, personnellement, j’ai du mal à rester au lit après 7h30 !). Jane nous prépare un pique-nique que l’on embarque à l’arrière des voitures (il nous en faut 2 pour pouvoir emmener tous les volontaires) et voilà c’est parti !

 

 


Les membres du staff désirent aujourd’hui tester un nouvel emplacement pour le pique-nique… Et comme c’est la première fois qu’ils se rendent à cet endroit, ils ne connaissent pas bien la route, nous commençons par prendre le mauvais chemin et nous retrouvons dans la ferme d’un propriétaire terrien, bien loin de là où l’on devrait se trouver… Après avoir demandé notre route aux propriétaires, nous finissons par trouver le bon itinéraire mais là nous faisons face à un autre problème : le chemin que nous devons emprunter est fermé par une chaîne munie d’un cadenas. D’après les propriétaires du lieu, la clé était censée être cachée dans un arbre mais après de longues minutes de recherche, nous ne réussissons pas à les trouver… Finalement, quelque temps après, une des volontaires s’écrie : « I’ve found the keys ! ». Les clés étaient au sol, sous des feuilles, sûrement tombées de l’arbre auquel elles étaient accrochées. Ouf, le pique-nique est sauvé ! Nous ouvrons le cadenas et pouvons enfin nous rendre au lieu désiré, non sans avoir emprunté une route très cabossée et peu entretenue, qui commence à être envahie par la végétation dont il fallait essayer tant bien que mal d’éviter les branches…

Nous croisons divers animaux sur la route dont quelques zèbres qui nous font le plaisir de ne pas fuir directement devant nous (car contrairement à ce que l’on pourrait croire, les zèbres sont très farouches et il est difficile de pouvoir les prendre en photo ici car ils se cachent bien vite derrière les buissons du bush). Le zèbre est un animal splendide, qui a un port de tête très fier et vous regarde souvent l’air de dire qu’il ne pourra jamais être dompté…

Il existe plusieurs espèces de zèbres, ceux que l’on rencontre à Kwa Tuli appartiennent à l’espèce la plus commune, le Zèbre de Steppe (Equus Quagga)

Les Zèbres et leur pyjama rayé

La question que tout le monde se pose à propos des zèbres : pourquoi est-il rayé ?

Avant de répondre à cette question capitale, en voici une autre : la peau du zèbre est-elle blanche ou noire ? De façon naturelle, on aurait tendance à dire que le zèbre a la peau blanche rayée de noir mais non, c’est l‘inverse, la peau du zèbre est noire avec des rayures blanches !

Les rôles des rayures chez le zèbre restent encore assez méconnus mais les scientifiques ont su identifier plusieurs fonctions :

  • Les motifs de chaque zèbre sont uniques, ils permettraient donc une certaine reconnaissance visuelle des individus
  • Le pelage du zèbre ne semble pas très adapté au camouflage et est plutôt voyant. Cela est vrai lorsque les zèbres sont isolés mais lorsqu’ils se rassemblent en troupeau, il devient difficile pour les prédateurs d’isoler un seul individu parmi le troupeau, l’ensemble des zèbres apparaissant comme une seule masse floutée par ces centaines de rayures… Le prédateur hésitera plus car il aura du mal à localiser précisément un individu en particulier au milieu du troupeau.
  • Les rayures auraient pour effet de réduire les attaques de mouches tsé-tsé

Bien que de nombreuses hypothèses aient été émises et que la question continue toujours de fasciner les chercheurs, aucune d’elles ne fait encore l’unanimité dans la communauté scientifique.

 

 


 

Nous arrivons près de la rivière de Limpopo Lipadi, presque à sec, seules restent quelques mares vestigiales parmi les rochers… Nous déjeunons à l’ombre de grands arbres puis partons en exploration au milieu des rochers, habituellement recouverts par la rivière en été. Nous trouvons une sorte de petite plage où nous nous prélassons au soleil, les pieds dans l’eau… Mais attention, bien que l’on pourrait être tentés de se baigner, il ne faut pas s’aventurer dans n’importe quelles mares, qui bien souvent abritent des crocodiles ! (on a vu des empreintes sur les bancs de sables et dans la boue). 

Plus tard, nous partons faire une petite randonnée dans les rochers, pour voir quelle bêbête on peut trouver… Nous apercevons des Tortues Terrapin ainsi que des crabes, mais pas de crocodiles qui à cette heure de la journée restent au frais dans l’eau, bien camouflés.

Après cette journée de détente, nous rentrons au camp, le trajet du retour semble plus rapide que notre aller que l’on pourrait qualifier d’un peu chaotique…

Visite d’un Genette Commune (Genetta Genetta) au camp…

Le soir au camp, après dîner, nous avons la chance d’apercevoir un court instant une Genette Commune à l’aide d’une torche, qui a sûrement été attirée par les restes de la nourriture jetés près du camp. C’est un petit mammifère à l’allure féline, très discret et exclusivement nocturne (et donc difficile à observer !). Le corps de la genette ressemble à celui d’un chat mais est plus long et plus effilée, et muni d’une  queue striée de larges bandeaux noirs. La queue est très longue et égale la longueur du corps. Le corps de la genette est d’un fauve assez clair, parsemé de petites tâches circulaires noires. Sa tête possède un long museau pointu et fin. Bien que son allure générale puisse faire penser à un félin, la genette n’en est pas un et fait partie d’une autre famille, celle des Viverridés. Les Genettes sont des animaux solitaires, qui passent la nuit à chercher leur nourriture principalement composée de rongeurs, reptiles, insectes, oiseaux, fruits et baies.

Même si l’on ne l’a aperçu qu’un instant, l’observation d’une genette reste un moment très spécial et sur ce, nous pouvons aller nous coucher après cette belle journée. J’ai l’impression que chaque jour à Kwa Tuli est vraiment merveilleux, vivre au plus près de la nature, loin de toute civilisation et passer ses journées à côtoyer les animaux de l’Afrique est une expérience plus qu’exceptionnelle que je savoure à chaque instant !

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau