22.07.13 

Jour 11

Prasat Preah Vihear (Temple de Preah Vihear)

 


Aujourd’hui nous nous apprêtons à visiter le Temple de Preah Vihear et espérons que cette fois-ci on ne nous en bloquera pas l’accès ! Et puisque hier après-midi, aucun des chauffeurs n’a voulu nous emmener jusqu’au temple… nous décidons de nous passer d’eux aujourd’hui et montons à pied !

Rares sont ceux qui montent à pied et Deth, guide depuis de nombreuses années au Cambodge, nous affirme que c’est la première fois qu’il voit des touristes monter à pied ! Même les villageois et les militaires qui habitent la colline nous regardent avec surprise !

Pourquoi des militaires à Preah Vihear ?

Le temple de Preah Vihear est perché sur une colline à 625m d’altitude, juste à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande. Ce temple a été et est toujours un important objet de litige entre les deux nations : Preah Vihear fut attribué au Cambodge en 1953 par la communauté internationale, ce que les Thaïlandais ont plutôt mal pris. Les Thaïs revendiquent encore aujourd’hui le temple, d’où la constante présence des milices cambodgiennes.

Le chemin goudronné qui mène jusqu’au Preah Vihear fait 5km, et si les 3 premiers sont plutôt faciles, les 2 derniers sont très raides !

Nous arrivons au sommet et nous désaltérons avec un coca bien frais pour reprendre un peu d’énergie !

On pénètre dans le temple par un grand escalier monumental aux balustrades à tête de Nâga (serpent mythique ressemblant à un cobra) puis arrivons devant le Premier Gopura.  
Un gopura est un élément essentiel que l’on retrouve très souvent dans l’architecture khmère, c’est une sorte de « porte » monumentale qui permet de pénétrer dans le sanctuaire.

Preah Vihear est composé de 5 grands Gopuras, organisé en terrasses. Sa construction a commencé au IXème siècle avec Yasovarman Ier puis s’est poursuivie jusqu’au XIIème siècle. En tout sept rois angkoriens participèrent à sa construction. 

Il y a peu de touristes, à part nous, seul un autre couple d’étrangers se balade dans les ruines. On croise plus de militaires que de visiteurs, qui surveillent de loin avec leurs jumelles la frontière thaïlandaise toute proche. 

La vie de militaire à Preah Vihear

Les militaires cambodgiens sont mal payés, ils touchent à peine une dizaine de dollars par mois, et peuvent tout juste nourrir leur famille. Les militaires et leurs proches habitent sur les pentes de la colline de Preah Vihear, leur vie est assez monotone car il n’y a rien à y faire. Même les militaires qui surveillent le site s’ennuient fortement, surtout pendant la période creuse où comme aujourd’hui, il y a très peu de touristes (5 personnes à peine  et il n’y en aura guère d’autres dans la journée !). L’armée cambodgienne est donc peu puissante car ses militaires, mal payés et s’ennuyant, ne sont pas très motivés…

 

A mesure que nous gravissons les escaliers nous menant aux gopuras de plus en plus haut, la brume commence à envelopper le temple, donnant un aspect mystérieux à cet ancien haut lieu de culte. La brume se déposant sur les vieilles pierres sculptées trônant au milieu d’une pelouse verdoyante nous plonge dans un cadre réellement magnifique.

Mais bientôt le brouillard s’épaissit et il ne devient plus possible de distinguer quelque chose à plus de quelques mètres : nous ne pourrons pas profiter de la, parait-il, splendide vue que le temple offre sur la plaine cambodgienne en contrebas, en effet, pour nous tout n’est plus qu’épaisse grisaille.

Moins bien conservé que les temples d’Angkor, Preah Vihear mérite tout de même le détour, même avec un temps qui peut paraître désagréable au premier abord mais constitue finalement une bonne surprise !

 

Nous redescendons à pied de Preah Vihear (c’est plus facile que la montée !)

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