22.07.13 

Jour 11

LA PROVINCE DE STUNG STRENG

Route à travers les forêts sauvages...

 

 

 


 

Nous reprenons la route et arrivons dans la province de Stung Streng que nous allons traverser. Cette province est très sauvage, recouverte en grand partie de milliers d’hectares de forêts tropicales encore préservées. Il n’y a quasiment pas de maisons (on croise plus de vaches que d’habitants !) et la route goudronnée se transforme bientôt en un large chemin de terre rouge. Ici, on se sent complètement isolés de la civilisation, et les paysages sont somptueux !

Nous continuons de longs kilomètres sur ces chemins un peu boueux et notre van blanc se transforme peu à peu en un véhicule bicolore : une épaisse couche de terre rouge recouvre toute la partie basse de ses flancs !

A un moment, nous devons tourner à gauche, mais surprise, la route est bloquée, détruite par les pluies ! (ce qui est très fréquent en ce moment puisque nous sommes en pleine saison des pluies). La route est complètement inondée et Vanna teste le niveau de l’eau ; il enlève ses chaussures et pénètre à l’intérieur de la flaque : l’eau lui arrive aux genoux, impossible donc de passer avec notre le van !

En face de nous, une moto arrive en sens inverse : même elle a du mal à passer et s’embourbe !

On se voit donc obligés de prendre une autre route…

Les dauphins de l’Irrawaddy

 


Nous arrivons sur les rives du Mékong, où l’on propose des petits tours en bateaux pour voir les Dauphins de l’Irrawaddy, les fameux dauphins d’eau douce du Cambodge. Cette espèce est très menacée et si des efforts de conservation ne sont pas faits, elle ne va pas tarder à disparaître…

Nous montons à bord d’une petit bateau en bois à moteur et on nous conduit au centre du fleuve, nous croisons des pêcheurs affairés à remonter des filets et en face de nous, le Laos : le Mékong marque la frontière avec le Cambodge à cet endroit. De nombreux îlots d’arbres ont été submergés par la montée des eaux du Mékong, et seule leur partie supérieure sort de l’eau.

 



La femme qui conduit la petite embarcation coupe le moteur, et nous attendons quelques minutes, baignés dans une luminosité de fin d’après-midi, pour voir un des fameux dauphins. Nous avons de la chance car assez vite, nous en apercevons un, qui fend les eaux avec son petit aileron aiguisé, son corps lisse glissant à la surface de l’eau. On s’estime très heureux d’en avoir vu un  car il n’y a qu’un groupe de 6 dauphins à cet endroit du Mékong !

Nous regagnons la terre ferme et au moment où nous remontons sur les rives, deux autres dauphins apparaissent à la surface de l’eau. Ils sortent et plongent à nouveau dans l’eau dans un ballet élégant et synchronisé. Après quelques brèves apparitions, les deux dauphins replongent définitivement dans l’eau et nous ne les voyons plus…

Thala Boravit

Nous continuons notre chemin en direction de Stung Treng. Normalement, nous devions dormir dans la ville de Stung Streng, capitale de la province du même nom… or, comme nous avons fait un détour important à cause de la route inondée et que nous avons rajouté l’excursion pour voir les dauphins, Deth nous prévient que nous ne pourrons sûrement pas arriver à temps pour prendre le ferry qui nous amènera jusqu’à Stung Treng (il faut traverser le Mékong, la ville étant sur la rive opposée à la nôtre). Papa lui dit que ce n’est pas grave, que nous passerons la nuit à Thala Boravit, le village où se situe l’embarcadère, et que nous prendrons le ferry le lendemain matin. Selon notre le Lonely Planet, il y a un hôtel à Thala Boravit… 

Mais voilà, nous arrivons à Thala Boravit, assez tard donc effectivement il n’y a plus de ferry mais surtout, il n’y a pas d’hôtel ! (le Lonely devrait mettre à jour ces informations de ce côté-là !). Deth se renseigne mais il n’y a nulle part où dormir ici. Nous avons un peu de chance, et trouvons un bateau privé qui veut bien nous escorter jusqu’à Stung Treng. La traversée a été assez folklorique : notre embarcation était une petite barque, et il a fallu empiler toutes nos valises (celle de Papa, de Deth, de ma sœur et la mienne) avec tous nos sacs à dos. Comme il commençait à pleuvoir un peu, nous avons dû recouvrir tout le matériel qui craignait l’eau avec des bâches. Quelques secondes après que l’on ait démarré, la pluie s’intensifie fortement et nous nous débrouillons tant bien que mal pour protéger toutes nos affaires : j’enlève mon imperméable pour protéger mon sac qui contient mon appareil photo et l’ordinateur de papa, tant pis pour moi !

Stung Treng (ville)

Nous arrivons enfin à Stung Treng (mais la pluie ne s’est toujours pas arrêtée !). Nous sommes complètement trempés, on dirait qu’on a travers le Mékong à la nage et non pas en bateau !

Mais on n’est pas encore arrivés à l’hôtel : il faut que nous empruntions un touk-touk où nous nous entassons tant bien que mal nous et nos bagages mais heureusement, l’hôtel n’est pas très loin et nous arrivons assez vite.

Nous nous installons dans la chambre et nous nous précipitons tous les trois à la douche (enfin chacun son tour !) et profitons de l’eau bien chaude !

Nous ressortons pour dîner dans Stung Treng, ville qui nous paraît peu animée.

L’économie de Stung Treng repose principalement sur le trafic illégal de bois précieux, dont regorgent les forêts sauvages de la province. Il y a aussi un peu de riziculture et de pêche mais malheureusement le commerce reste principalement axé sur ces essences rares….

Notre journée se termine et bien au sec dans nos draps, nous nous préparons à une bonne nuit de sommeil !

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