23.07.13 

Jour 12

Bokheo et ses mines de pierres précieuses

 


Bokheo est un lieu d’extraction minière de pierres précieuses et semi-précieuses. Nous traversons d’abord une forêt d’anacardiers (nom de l’arbre qui donne la noix de cajou !) où se trouvent de nombreux trous : mieux vaut ne pas tomber dedans car leur profondeur peut atteindre 25m ! Il s’agit en fait des trous creusés par les mineurs et qui, une fois exploités, ont été abandonnés. C’est ainsi que marche l’exploitation des pierres précieuses dans cette région : en général, un particulier va louer son terrain à des mineurs un certain temps puis une fois la période passée, les mineurs s’en vont exploiter un autre terrain. Le particulier utilise ensuite son terrain à d’autres fins, comme ici la plantation d’anacardiers.

Les mineurs creusent des trous étroits mais très profonds (20-25m) à l’aide de seaux accrochés par des cordes qu’ils remontent grâce à une manivelle. Ce sont les hommes qui se chargent de cette tâche, qui est très physique et pénible. Ensuite, le contenu des seaux est déversé sur le sol et là, le reste de la famille, c’est-à-dire les femmes, les enfants (les enfants vont quand même à l’école mais lorsque la classe est finie, ils viennent l’après-midi aider leurs parents) et les anciens, fouillent la terre avec leurs doigts agiles et expérimentés à la recherche des précieux minéraux. C’est un travail exténuant… Seule les chiens paraissent profiter pleinement de ce mode de vie : ils passent leur après-midi couchés à l’ombre sur les tas de terre dégagée, à tel point que leur pelage devient rouge !

 


Les mineurs sont payés en fonction de la quantité de pierres qu’ils trouvent, et d’après ce qu’on nous dit, ils arrivent à gagner leur vie raisonnablement… Pour qu’il n’y est pas de conflit en ce qui concerne le partage des parcelles (il y en a qui contiennent plus de pierres que d’autres, la distribution de pierre sur un terrain étant assez aléatoire…), le chef des mineurs effectue un tirage au sort pour attribuer, au hasard, un bout de terrain à chaque famille.

Nous rencontrons une famille avec laquelle nous discutons un peu (grâce à l’intermédiaire de Deth car on ne parle pas cambodgien et eux ne parlent pas anglais), et une jeune fille de 15 ans nous annonce qu’elle a décidé d’arrêter l’école pour devenir chercheuse de pierre…

Nous quittons l’exploitation et retraversons le champ d’anacardier, avec tous ses trous, on se demande d’ailleurs si les parents n’ont pas peur que leurs enfants tombent dans tous ces trous car ils ne sont pas rebouchés et beaucoup de petits jouent dans ces plantations. Deth nous dit que les enfants sont habitués depuis leur plus jeune âge et qu’ils savent faire attention, il n’y a apparemment pas ou très peu d’accidents.

Cascade  Ka Tieng

La cascade de Ka Tieng est dans un endroit assez reculé, mais malgré tout, on y trouve deux ou trois habitations et même un restaurant ! On ne peut pas dire que les clients se bousculent !

Une averse torrentielle !

Nous rentrons à l’hôtel et là, une énorme averse éclate, c’est impressionnant ! Le bruit des gouttes de pluies s’écrasant au sol est tellement fort que l’on a du mal à s’entendre parler !

Le soir nous sortons dîner dans un restaurant près de l’hôtel. On rencontre le patron de l’établissement qui est un jeune cambodgien qui a été élevé en France puis a décidé de venir ouvrir son restaurant ici, à Ban Lung, perdu au milieu du Ratanakiri. Il nous raconte qu’il a grandi en région parisienne et du coup, on lui demande si ça ne lui a pas fait un choc de venir ici, car Ban Lung est aux antipodes de la capitale française : ici tout est calme, il y a peu de bruit, peu d’agitation et peu d’habitants ! Il nous répond que si mais qu’il commence à s’habituer…

Nous rentrons à pied à l’hôtel et n’arrivons pas à échapper à une énième averse, nous sommes à nouveau trempés en rentrant dans nos chambres… Au Cambodge, on est toujours trempés, soit parce qu’il pleut, soit parce qu’on transpire à cause de la chaleur étouffante et humide !

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau