17.07.13 

Jour 6

LES TEMPLES D'ANGKOR 

          LA CITE d'ANGKOR THOM [suite]

 Les Terrasses

 

Le prochain objet de notre visite sont les différentes terrasses. Elles sont attenantes à l’enceinte du Palais Royal et nous y pénétrons à travers une grande porte, nommée la Porte de la Victoire, donnant logiquement sur l’ « Avenue de la Victoire ».

La Terrasse des Eléphants

L’arrière de cette terrasse présente six têtes d’éléphants sculptées, séparées en deux groupes de trois. Le groupe de gauche représentent des éléphants femelles comme en témoignent la présence de colliers ornant leur cou. De l’autre côté, à droite, il s’agit de trois éléphants mâles.

            Les Bas-Reliefs Cachés
 
Sok commencent par nous montrer les bas-reliefs cachés de la terrasse.

On peut y voir un grand cheval à 5 têtes dont on ne connait pas la réelle signification. Pour notre guide, ce cheval est une représentation des 5 Bouddhas représentant 5 sagesses. 

Un éléphant construit sur un coin dans les bas-reliefs cachés.

            Les Bas-Reliefs Extérieurs

Sur la partie supérieure, course de cavaliers à cheval.
Sur la partie inférieure, course de chars.

La Terrasse du Roi Lépreux

Construite au XIIème siècle par Jayavarman VIII, la Terrasse du Roi Lépreux est la plus connue d’Angkor. Mais en fait, pourquoi s’appelle-t-elle la Terrasse du Roi Lépreux ? 

            Pourquoi appelle-t-on la Terrasse du Roi Lépreux ainsi ?

Lorsque les archéologues découvrirent la Terrasse du Roi Lépreux, ils y découvrirent également une statue d’un homme assis, un pied et une main cassés. Les archéologues ont demandé si la population locale savait quel personnage représentait la statue et les Cambodgiens ont répondu que c’était une statue du Roi Lépreux, à cause de sa main et de sa jambe cassées. Mais ce roi lépreux n’a aucune réalité historique, il provient seulement des croyances du peuple cambodgien.
Les historiens pensent que cette statue représente en réalité Yama, le dieu de la mort hindouiste.  En effet, à l’arrière de la terrasse, il y a une sorte de place où l’on réalisait les crémations des cadavres des personnes de haut rang.

                 Les Bas-Reliefs Cachés

Nâga à 5 têtes en haut (femelle) et à 7 têtes en bas (mâle)

Un dieu du monde souterrain

Une déesse du monde souterrain


Les bas-reliefs cachés de la Terrasse du Roi Lépreux nous ont aussi permis de découvrir la méthode de construction des Temples d’Angkor…

Comment les khmers construisaient-ils les temples ?

La méthode de construction est quasiment toujours la même. Les khmers commençaient par construire un mur avec des blocs de latérite (pierre un peu rouge-rosé) qu’ils disposaient en quinconce. Ensuite, les ouvriers disposaient une autre couche de pierre, du gré, roche qui permettait de faire des sculptures fines, par-dessus la latérite. L’intérieur de la construction, comme le toit des tours-sanctuaires ou les terrasses, est rempli de sable. Le tout tient juste grâce à la disposition des pierres, à la façon dont elles s’appuient les unes sur les autres, aucun ciment n’a été utilisé. Ensuite, les ouvriers réalisaient des sculptures sur les murs en gré.

Sur la photo : Cette partie des reliefs cachés nous permet de voir la méthode de construction des temples d’Angkor. A l’arrière, on voit la latérite, devant le gré où sont sculptés les bas-reliefs. Derrière la latérite, la construction est remplie de sable, ce qui permet de la maintenir.

                        Les Bas- Reliefs Extérieurs 

En haut, on voit un roi avec ses nombreuses épouses dont deux sont en train de l’éventer. En bas, le personnage central est un avaleur de sabre.

Après avoir vu les bas-reliefs nous remontons la terrasse et nous nous intéressons aux bâtiments que l’on voit en face des terrasses.

         Prasat Suor Prat

A quoi servent les Prasat Suor Prat ?

La fonction de ces tours a un rapport avec le Roi Lépreux, enfin avec la véritable identité de celui qu’on prénomme le Roi Lépreux, qui est en fait le dieu des morts hindouiste, Yama. Lorsque deux familles avaient un litige, un représentant de chaque famille montait sur l’une des tours. Au bout d’un moment, l’un des deux tombait malade ce qui signifiait que sa famille avait tort et l’autre avait raison. C’est la statue du dieu Yama qui rendait cette espèce de « justice divine » selon les croyances…

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