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08.11.12 

Jour 11


Retour au Caire

Nous arrivons aux alentours de 15h00 au Caire et passons l’après-midi à l’hôtel en commençant à faire nos bagages pour notre retour en France car notre avion décolle demain. 


Fabrication du papyrus

Nous nous rendons dans une fabrique de papyrus « Merit Papyrus Institute » pour acheter un tableau sur papyrus, un souvenir classique et incontournable de l’Egypte. On commence par nous expliquer comment on fabrique le fameux papyrus égyptien en nous faisant une démonstration. 

 

Etapes de la fabrication du papyrus (détaillées) : 

- D’abord, on cueille une tige de papyrus qu’on sectionne en tronçon d’une trentaine de centimètre.
- On enlève ensuite l’écorce verte du papyrus à l’aide d’un couteau.
- Il nous reste la tige de papyrus de couleur blanche et d’aspect poreux que l’on tranche en fine lamelle rectangulaire.
- On les trempe dans l’eau.
- On les retire ensuite et on dépose les bandes les unes à côtés des autres.
- Puis on dépose une couche supplémentaire de bandelettes alignées, par-dessus les premières et perpendiculairement à celles-ci.
- Ensuite, au temps de l’Egypte Antique, on déposait l’ensemble des bandelettes superposées entre deux pierres qui les compressaient et faisaient adhérer entre elle les bandelettes, jusqu’à ce qu’elles soient sèches, sans qu’il n’y ait besoin de colle.
- Dans le magasin, on utilise un moyen plus moderne, une machine munie de deux plaques épaisses qui compressent le papyrus à l’aide d’une manivelle. Nous n’attendons pas que ça sèche mais pouvons déjà constater que les bandelettes ont été « collées » par la pression.
- En temps normal, que ce soit le moyen moderne ou ancien, on laisse le papyrus compressé par les pierres ou les plaques jusqu’à ce qu’il sèche pour obtenir une adhésion totale des bandelettes entre elles, aboutissant à une feuille de papyrus.

Nous choisissons un tableau, représentant une réplique du Zodiaque de Dendérah, le premier calendrier du monde trouvé en Egypte. 

Zodiaque de Dendérah

Les quatre points cardinaux, sont représentés par une image double d’Horus, dieu du ciel et symbole de protection. Il y aussi quatre représentations de la déesse Isis qui symbolisent les quatre saisons. Les huit Horus et les quatre Isis forment un tout de douze personnages, comme les douze mois de l’année (les Egyptiens avaient en effet un calendrier lunaire qui divisait l’année en 12 mois). Il y a donc 12 personnages, ce qui nous fait en tout 24 bras, symbole des 24 heures d’un jour. Enfin, ces dieux soutiennent un cercle bleu dans leur bras où l’on retrouve les représentations des signes du zodiaque comme le Bélier, les Taureau, le Lion, le Poisson,…

Dernière soirée au Caire

 Nous demandons à Ayman de nous choisir un restaurant dans Le Caire pour notre dernier repas égyptien. En tout cas il a bien choisit : nous sommes sur une terrasse, en face des pyramides qu’on voit s’éclairer de toutes les couleurs grâce au spectacle son et lumière. C’est un restaurant de poisson qui nous sert des parts plus que copieuses : un poisson entier, des beignets de calamars frits, des langoustines et du riz ! Nous nous régalons et profitons de ces derniers instants au Caire…

 


Nous décidons ensuite de rentrer à pied à l’hôtel, c’est l’occasion de découvrir un peu la ville de nuit. Comme le jour, c’est très agité, il y a beaucoup de jeunes, de voitures qui klaxonnent, des mariages (on est vendredi !). Nous devons traverser la route plusieurs fois mais ce n’est pas chose facile, les gens n’ont pas l’air décidé à nous laisser passer. Le Caire est une ville titanesque, le cœur d’un fourmillement humain et routier sans fin. Ses artères sont gonflées d’embouteillages qui vous font passer des heures à parcourir seulement quelques kilomètres, plongées dans le sempiternel chant des klaxons, où se côtoient véhicules, camions de fruits et légumes, marchands de bétail, charrettes tirées par des petits ânes et Egyptiens traversant les rues agitées de cette ville qui ne s’endort jamais… Voilà notre impression générale de cette ville gigantesque et je pense qu’il faut être né dans cette ville pour pouvoir y habiter !

Nous faisons nos adieux à Ayman, notre guide passionné qui nous a permis de découvrir l’Egypte. On sent qu’il aime ce qu’il fait, ce qui rend toutes ses explications super intéressantes. Il nous appris en deux semaines plus de choses sur l’Egypte, son histoire et sa culture, que jamais nous n’en aurions apprises dans toute notre vie ! Nous rentrons à l’hôtel, fatigués par cette longue journée et nous ne tardons pas à nous endormir.  C'est notre dernier jour en Egypte car nous repartons le lendemain matin... Un voyage riche en découvertes que nous ne sommes pas près d'oublier !

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