24.07.14 

Jour 11

Ce matin, nous disons adieu à la Cappadoce que l’on se prépare à quitter et prenons la route en direction de Konya.

Caravansérail Sultanhani

Sur la route, nous nous arrêtons au magnifique Caravansérail Sultanhani, le plus grand et sûrement le plus beau de Turquie.
Ce caravansérail fut construit au XIIIème siècle à l’époque des Seldjoukides. Il constituait une étape pour les caravaniers le long de la Route de la Soie et aujourd’hui, c’est une étape pour les touristes le long de l’autoroute en direction de Konya !

Une caravane comptait un ensemble de 30 à 40 personnes en moyenne, accompagnées de leurs chameaux et de toutes leurs marchandises. En une journée, une caravane parcourait une quarantaine de kilomètres, des caravansérails ont donc été construits tous les 40 km à peu près.  Le soir, le caravansérail fermait ses portes au coucher du soleil et si la caravane arrivait après que la nuit soit tombée, on ne lui ouvrait pas les portes et les caravaniers retardataires étaient obligés de passer la nuit dehors.

Le départ était donné le matin par l’appel du muezzin. Mais avant d’ouvrir les portes du caravansérail, les chefs caravaniers vérifiaient que toutes marchandises étaient encore là et c’est seulement après cette vérification que l’on ouvrait la grande porte en bois du caravansérail.
 

Une caravane pouvait rester plusieurs jours dans un caravansérail, ou han comme on dit en turc. Les trois premiers jours étaient totalement gratuits, le gîte et le couvert était financés par l’Etat et après ce délai passé, les caravaniers devaient payer.
C’est aussi à l’époque des Seldjoukides qu’une première forme d’assurance est née : les caravaniers payaient des taxes annuelles pour se protéger d’éventuels assauts de voleurs : s’ils étaient attaqués en cours de route et dévalisés, l’Etat les dédommageaient entièrement.

La porte d’entrée du caravansérail est splendide et est un bel exemple de l’art seldjoukide. On retrouve les triangles typiques et très reconnaissables utilisés par cette civilisation dans tous leurs monuments, appelés des damlataş, terme  que l’on peut traduire par « stalactites ».

 

 

 

 

Le caravansérail est divisé en deux grandes sections : la première partie, qui possède une cour ouverte, était la partie utilisée l’été et la deuxième, entièrement couverte servait pour l’hiver quand il faisait froid. Dans la partie d’été, on peut voir au centre une petite chapelle musulmane, appelé mescit où les caravaniers pouvaient aller prier. A droite, on peut voir des alcôves en clé de voûte qui servaient à héberger le bétail. A gauche, il y a des salles fermées : il s’agit de chambres pour les caravaniers ainsi que des hammams. 

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