26.07.14 

Jour 13

Didymes ou le Temple d'Apollon


 



Que dire à propos de ce temple ? Simplement époustouflant ! Ses colonnes monumentales se détachant sur un fond de ciel bleu surgissent devant nous, nous laissant bouche bée. Ses colonnes gigantesques, énormes, montent jusqu’au ciel, comme pour aller toucher du doigt le dieu auquel elles étaient dédiées. 

Ce temple est un des plus grands de l’époque antique, avec 122 colonnes aussi monumentales que celles encore dressées aujourd’hui. Si ce temple avait été terminé, il aurait été la 8ème merveille du monde antique mais malheureusement ce ne fut jamais le cas, notamment à cause d’une grève des ouvriers qui refusèrent de continuer la construction du temple (ce fut l’une des premières grèves du monde). 

A l’entrée du temple, les frontons étaient surmontés de têtes de Méduse, maintenant au sol. Méduse est connu pour son regard capable de pétrifier tous les mortels qui auraient la malchance de croiser ses yeux. On pensait donc qu’en mettant la tête de Méduse devant le temple, toute personne venant avec de mauvaises attentions serait foudroyée par son regard et le temple serait ainsi protégé. Je ne sais pas si c’est vraiment le système de protection le plus efficace…

Dans ce temple siégeait la Pythie, une jeune fille délivrant des oracles par l’intermédiaire desquels elle transmettait la parole d’Apollon. L’oracle de Didymes était très important et réputé, juste derrière celui de Delphes en Grèce.

Comment demandait-on un oracle à la Pythie ?

On venait consulter la Pythie à chaque fois qu’il y avait une décision importante à prendre.
Pour pouvoir demander quelque chose au dieu Apollon, il fallait d’abord effectuer un sacrifice animal devant le temple dans une sorte d’autel circulaire délimité par des rangées de pierres.

Ensuite, à l’entrée du temple se trouvaient des prêtres et c’est à eux que s’adressaient les gens venus visiter l’oracle pour poser leurs questions. Ces derniers transmettaient ensuite les demandes à la Pythie mais jamais les gens «ordinaires» ne rentraient jamais dans le temple, seul les prêtres y étaient autorisés.
 

Chambre où exerçait et vivait la Pythie

Autel circulaire délimité par des rangées de pierres où l'on faisait des sacrfices avant de déposer une requête à la Pythie

Aujourd’hui, nous les touristes, nous pouvons suivre la voie des prêtres. Nous entrons dans la grande salle constituant une véritable forêt de colonnes. Chaque colonne est si épaisse qu’on on ne pourrait pas même en faire le tour avec les bras de deux personnes. Les bas-reliefs ornant les pieds des colonnes ainsi que les nombreux motifs floraux et géométriques donnent une idée de la magnificence passée de ce temple et nous fait regretter qu’il n’ait jamais pu être terminé.

Au fond de cette grande salle ouverte, deux couloirs, un  à gauche et un à droite permettent d’accéder à la cella, autrement dit, cour intérieure.  Les couloirs étroits sont en pente et pour éviter de glisser, des stries avaient été creusées dans le sol, servant comme des antidérapants. 

Stries antidérapantes !

Couloir permettant aux prêtres d'accéder à l'arrire du temple, où se trouvait la Pythie

Arrière du temple

 

 

 


Les prêtres, comme nous, passaient donc par ces petits couloirs et allaient voir la Pythie qui demeurait  dans une sorte de chambre, une pièce où elle vivait et délivrait ses oracles.
Les prêtres transmettaient les différentes requêtes à la Pythie. Elle mâchait des feuilles de lauriers roses pour entrer en transe. Elle mâchait ces feuilles très toxiques mais sans jamais les avaler ce qui explique pourquoi elle ne mourait pas. Durant sa transe, elle communiquait avec le dieu Apollon et proférait des paroles incompréhensibles que les prêtres se chargeaient d’interpréter et transmettaient aux gens à l’entrée du temple.

L’importance de la Pythie dans le monde antique

Un jour, le roi Philippe II de Macédoine (382-336 avt J-C), alla voir la Pythie pour connaître l’issue de la bataille qu’il allait devoir mener. Celle-ci (à travers l’intermédiaire des prêtres toujours), lui répondit que c’était l’armée dont le commandant allait mourir avant la bataille qui remporterait le combat.  Alors, pour être sûr de gagner le roi se suicida avant la bataille (je ne suis pas sûre mais je crois qu’il perdit tout de même la bataille, malgré son sacrifice). Cela illustre bien l’importance que l’on accordait aux paroles de la Pythie !

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