27.07.14 

Jour 14

Ephèse

Ephèse, l’un des vestiges antiques les plus connus au monde….

L’origine mythique d’Ephèse

Deux légendes entourent la fondation de la ville

            « Le feu, le poisson et le sanglier »

Androclos, un roi mythique de l’époque antique, partit à la conquête de nouvelles contrées pour y établir une ville. Il consulta l’oracle pour savoir où il devrait fonder cette nouvelle cité et on lui répondit que le futur emplacement serait indiqué par « le feu, le sanglier et le poisson ».
Un soir, le roi et sa suite établirent un campement en forêt. A la nuit tombée, ils firent cuire du poisson qui, venant d’être pêché, frétillait encore et s’échappa de la marmite. Avec lui, des braises se répandirent au sol et mirent feu à la forêt, effrayant alors un sanglier qu’Androclos tua. C’est alors ici que le roi fonda sa nouvelle cité, Ephèse, puisque « le feu, le sanglier et le poisson » se retrouvèrent réunis en ce lieu.

C’est là que se développa un important culte à Artémis, dans l’un des plus grands temples du Monde Antique, l’Artémision (dont nous avons les maigres restes à Selçuk). Plus tard, le roi Crésus conquit la cité et fit déplacer la ville vers un nouvel emplacement. On distingue donc l’Ancienne Ephèse et la Nouvelle Ephèse.

 


            Les Amazones

Certains historiens antiques rapportent que la ville d’Ephèse aurait été fondée par les Amazones, peuple de femmes guerrières qui aurait vécu 11 millénaires avant notre ère. « Ephèse » serait dérivée du prénom de la chef des Amazones au moment de la conquête.

La Nouvelle Ephèse a connu une période hellénistique, mais aujourd’hui il ne reste qu’un seul vestige de cette période. Tout le reste date de l’époque romaine.
On estime la population d’Ephèse à 250 000 habitants. La ville était entourée d’une longue muraille de 9 km en forme de U, ponctuée par 64 tours de garde. Le U s’ouvrait sur le port d’Ephèse (auparavant la mer arrivait jusqu’au pied de la ville). C’est une forme de muraille que l’on retrouve dans de nombreuses cités turques antiques (cf schéma Les Remparts en forme de U).

 

 


L’importance de l’eau à Ephèse

Avec tous ses habitants, Ephèse était une ville grande consommatrice d’eau. Quatre aqueducs fournissaient l’eau nécessaire quotidiennement à la ville. Dans ces aqueducs, l’eau ne coulait pas droit mais suivait un parcours en forme d’arches renversées, utilisant un système de vases communicants, pour éviter la surpression (si l’eau coulait tout droit, la pression aurait été trop forte).

L’eau était payante et le tarif était proportionnel au diamètre du tuyau qui fournissait l’eau à l’habitation. Lorsque l’on construisait une maison, c’était les futurs habitants qui devaient se charger de financer la construction des canalisations, dont le diamètre déterminerait ensuite la facture d’eau

On peut apercevoir les restes des anciens hammams d’Hadrien. Comme dans toutes les villes antiques de la région, il y avait 3 hammams dans la ville, 2 aux extrémités pour les gens entrant et sortant et un à l’intérieur de la ville pour les habitants. Cela permettait d’éviter la propagation des épidémies au sein de la ville.
 

HAUT EPHESE

L’Agora d’Etat (ou Agora supérieure)

 

 

 

C’est ici que l’on discutait des affaires de la cité, notamment au point de vue politique. L’Agora d’Etat est composé d’une grande place, entourée par des bancs où sénateurs, hommes politiques et tous ceux qui avaient attrait aux affaires de la cité, s’asseyaient, argumentaient,…

Odéon

Le long de cette place se trouve également un odéon, aussi appelé le Bouleutérion, où l’on se réunissait pour parler des affaires de la cité, faire des lois… Tout le monde ne pouvait assister à ces réunions, seuls les membres de la Boulè, une assemblée restreinte de citoyens, pouvaient participer à la gestion des affaires courantes de la cité. Parfois aussi, le Bouleutérion accueillait des spectacles ou des jeux. En été, il était recouvert d’une toile pour protéger les spectateurs du soleil. Il faut imaginer que de nombreux bâtiments étaient recouverts de cette façon à Ephèse.

Sur la photo, on peut apercevoir un vomitorium à droite

Nous pénétrons à l’intérieur de l’odéon, assez bien conservé et où l’on peut encore apercevoir les vomitoria  (vomitorium au singulier). C’est par là que les spectateurs entraient dans l’odéon, ces bouches béantes « vomissaient » les spectateurs d’où le nom plutôt explicite.

Nous continuons notre chemin sur une rue environnée de colonnes blanches cannelées.  En fait, cette structure crénelée très classique que l’on retrouve sur les colonnes avait pour but de rappeler les plis des robes des femmes et constituaient alors un symbole de beauté.

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