27.07.14 

Jour 14

Ephèse [suite] 

Bibliothèque de Celsius d’Ephèse

Elément phare de la ville antique, il est vrai que la Bibliothèque ne peut qu’impressionner. Son incroyable conservation en fait un monument exceptionnel.

La bibliothèque de Celsius fut l’une des plus grandes du monde antique, et abrita jusqu’à 12 000 volumes. Au départ, ces volumes étaient des rouleaux de papyrus qu’on enroulait et que l’on rangeait directement dans des trous percés dans les murs. Mais un jour, les Egyptiens décrétèrent un embargo sur le papyrus et les Ephésiens se virent obliger de trouver un autre moyen pour publier leurs écrits : ils inventèrent le parchemin en peau de chèvre mais le problème c’est qu’on ne peut pas les rouler et que par conséquent ils prennent trop de place. Un nouveau moyen de conserver les écritures fut inventé : le codex, sorte de cahier de pages manuscrites, à l’origine du livre moderne.

Arètê

Sophia

Dans les niches de la bibliothèque trônent des statues de femmes représentant les Vertus Grecques : Arètê (la Bonté), Epistêmé (la Connaissance), Sophia (la Sagesse).

Devant la bibliothèque, il y avait un bassin autour duquel les gens s’asseyaient pour venir écouter les discours des philosophes, au doux son du clapotis de l’eau. 

Agora Tetragonos ou l’Agora Commerciale

Près de la bibliothèque, une grande porte à double arche donne sur l’Agora Tetragonos, l’Agora Commerciale. C’était une grande place consacrée exclusivement aux commerces : on y trouvait toute sorte d’échoppes, avec vente de textiles, légumes, viandes, poteries, … Les prix pratiqués n’étaient pas libres et réglementés par les autorités de la ville.

 

 

 

 

VOIE DE MARBRE

Nous empruntons maintenant une autre grande avenue, la Voie de Marbre. On trouve au sol un drôle de marquage : un pied avec un visage de femme, une bourse et un billet. Ces gravures avaient pour but d’indiquer, de façon assez explicite, la direction des lupanars aux marins fraichement débarqués dans la ville !

Grand Théâtre 

 

 

 


 

La Voie de Marbre débouche sur le splendide Grand Théâtre d’Ephèse, assez bien conservé. On peut voir au niveau des soubassements des orifices au niveau de la jonction des dalles rectangulaires : auparavant, ces orifices étaient remplis de plomb pour consolider l’ensemble mais ce plomb a fait l’objet de pillage au fil des siècles…

Soubassements du Grand Théâtre : les orifices étaient auparavant remplis de plomb qui servait à consolider les dalles entre elles mais ce plomb a été victime de pillage au fil des siècles

 

Nous croisons une dernière grande artère de la ville, la Voie du Port, qui comme son nom l’indique, menait au port d’Ephèse… Mais il y a bien longtemps que la mer s’est retirée ! 

! Le long de cette voie, on aperçoit les vestiges d’un gymnase où l’on trouvait toutes sortes d’équipements.

Au premier plan, le Gymnase de Vedius et au fond, le Grand Théâtre

D’où viennent ces expressions ?

Il faut parfois aller chercher loin pour trouver l’origine de certaines expressions… C’est en allant en Turquie, et plus précisément au cours de la visite d’Ephèse, que nous avons pu découvrir l’étymologie de ces expressions !

         « Ramasser le pactole »

Non loin d’Ephèse il y avait une rivière du nom de Pactole dans laquelle on trouvait des pépites d’or. Les habitants de la région venaient ramasser les pépites dans la rivière à l’aide de peau de chèvres, ce qui a donné naissance à l’expression « ramasser le pactole » !

            «  L’Arsenic »

Arsinoé était le prénom d’une femme qui, après un premier mariage au cours duquel elle eut un fils, épousa le roi Lysimaque, qui avait lui aussi également un fils d’un premier mariage. Elle empoisonna le fils naturel de son mari pour que son propre fils puisse monter sur le trône. Elle aurait également procédé à d’autres empoisonnements et son prénom a été utilisé pour désigner le poison qu’elle utilisait.

            «  Phocéen »

Pourquoi appelle-t-on les habitants de Marseille des Phocéens ?

Phocée était une ancienne cité grecque d’Asie mineure, qui existe encore aujourd’hui sous le nom de Foça, en Turquie. Au VIème siècle avant J-C, elle fut envahie par les Perses et des colonies de Phocéens s’enfuirent. Ces colonies s’installèrent à l’emplacement actuel de Marseille et y fondèrent Massalia. Une statuette d’origine phocéenne aurait été retrouvée à Marseille ce qui confirmerait l’origine grecque de la ville.
 

Départ pour Istanbul

Après cette intéressante visite, nous rejoignons l’aéroport d’Izmir où nous prenons en avions en direction de la capitale…

Nous atterrissons à Istanbul, ville mythique au passé historique riche et tumultueux… Au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans le centre de la ville et ses rues de plus en plus étroites, nous plongeons au cœur de son histoire, impatients de voir en plein jour cette ville qui ne cesse d’alimenter notre imagination…

Nous faisons une première sortie nocturne et allons diner dans un restaurant  et cette première sortie nous fait déjà sentir l’ambiance particulière et unique de la capitale stambouliote. 

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