28.07.14 

Jour 15

ISTANBUL [suite] 

          La Citerne-Basilique


Comme il nous reste encore un peu de temps après la visite de la Mosquée Bleue, nous nous dépêchons pour aller visiter la Citerne-Basilique, autre monument du quartier de Sultanahmet. Mais vite, ça ferme à 19h et il ne nous reste plus qu’une demi-heure pour visiter !

A la suite de groupes de touristes chinois et coréens, nous nous engouffrons dans les souterrains de la ville. A nos pieds se déploient les nombreuses colonnes qui baignent dans une lumière tamisée. Il y fait frais, comme dans tous les bâtiments souterrains. Les pieds des colonnes sont plongés dans une cinquantaine de centimètres d’eau où nagent de nombreuses carpes et des pontons de bois ont été aménagés pour permettre aux curieux de se balader dans cette forêt de colonnes. Comme dans les grottes, on entend les gouttes d’humidité tomber une à une dans l’eau, un son apaisant.

La Citerne-Basilique fut construite durant le règne de l’Empereur Justinien, au VIème siècle. Elle servait de réservoir d’eau potable aux 600 000 personnes qui habitaient alors Constantinople. La Citerne était alimentée par des aqueducs construits par ce même empereur. Les carpes qu’on voit dans le bassin ne sont pas là par hasard : elles servaient à contrôler la qualité de l’eau. Si elles étaient en bonne santé, alors l’eau était bonne et potable et sinon, dès qu’elles tombaient malades ou pire mourraient, c’est qu’il y avait un problème avec cette eau et des mesures été prises pour régler ce problème.
La Citerne est immense, sa surface au sol est de presque 10 000 m2 et elle compte précisément 336 colonnes. Parmi les colonnes, deux attirent particulièrement l’attention : en effet, la base de ces deux colonnes est faite avec la tête de Méduse, à l’envers pour l’une et couchée sur le côté pour l’autre. Elles proviennent de sites romains : en fait, les architectes de la citerne ont, comme c’est la coutume dans l’histoire turque, utilisé les ruines d’anciens sites romains pour construire leur basilique. Et voilà comment les têtes de Méduse, celle qui transformait en pierre tous ceux qui croisaient son regard, se sont retrouvées là,… Et pourquoi ne pas les avoir mises à l’endroit ? Là encore, c’est une question purement technique : les architectes ont choisi la position la plus stable pour soutenir au mieux les colonnes.
Une autre colonne aux motifs particuliers, des sortes de spirales qui semblent couler le long de la colonne comme de la cire chauffée,  provient sûrement aussi d’un autre site antique.

Cette citerne n’a jamais eu d’autres fonctions que celle de citerne mais son architecture à colonnes fait penser à une basilique, d’où ce nom de Citerne-Basilique.

Nous émergeons à nouveau à la surface de la terre, la soirée est bien avancée et nous rentrons à l’hôtel. 

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