15.07.14 

Jour 2

En nous levant, nous contemplons la vue sur Trabzon et son port, cette ville étant située sur les rives de la Mer Noire. 

Monastère de Sumela (Sümela Manastri  en turc) 

 


Après le petit déjeuner, nous partons en direction du Monastère de Sumela, petit édifice perché sur les pentes abruptes des montagnes de la région de Trabzon. Après une heure de route, nous y arrivons et découvrons ce magnifique sanctuaire, accroché au flanc de la falaise et noyé dans la brume laiteuse. Le temps semble s’être arrêté ici et nous ramène des siècles en arrière, au moment où deux jeunes moines décidèrent de fonder ce monastère.

 

Petite histoire du Monastère de Sumela

Le début du christianisme en Turquie (enfin, dans la région de l’actuelle Turquie qui n’existait pas encore à cette époque) n’a pas été vraiment bien accueilli par ses habitants, comme dans de nombreuses autres régions. Persécutés par la population aux croyances païennes, deux moines chrétiens se réfugièrent dans la région de Sumela et y fondèrent une petite église au IVème siècle. Selon la légende, les deux moines frères auraient trouvé à cet endroit une représentation de la Vierge peinte par Saint-Luc.
Au fil des siècles, ce monastère s’est étendu et de nombreux bâtiments se sont ajoutés à la petite église de départ, transformant le lieu en un grand monastère. A son apogée, le monastère accueillait quelques 400 moines. Il n’a cessé son activité qu’assez récemment, en 1923 et fait aujourd’hui le bonheur des touristes (il est vrai qu’il parait difficile actuellement au religieux de vivre une vie monastique dans ce lieu qui attire les foules).

Pourquoi ce monastère porte-t-il le nom de Sumela ?

Il y a deux possibilités quant à l’origine de son nom.
D’abord, les deux frères fondateurs porteraient le nom de Samuel, ce qui serait à l’origine du terme Sumela.
Une autre possibilité est que ce nom se soit formé à partir du terme grec « melas » qui signifie noir. En effet, la fresque trouvée par les deux moines aurait été une peinture de la Vierge Marie complètement noircie.  

Nous montons à pied jusqu’au monastère (le sentier n’est pas très long car on peut monter assez haut en voiture). La végétation est très dense et verdoyante, le climat frais et humide, ce qui contraste avec les températures élevées et l’air sec de Trabzon, qui n’est pourtant qu’à une cinquantaine de kilomètres de là !
 

 

Nous atteignons l’édifice et arrivons sur une terrasse surplombant des petits bâtiments aux pierres imbriquées les uns dans les autres.  Les cars de touristes n’étant pas encore arrivés, ce lieu silencieux plongé dans la brume matinale respire la sérénité.

Nous descendons les marches et passons devant la bibliothèque, la cuisine et la boulangerie qui se trouve juste en-dessous, où l’on peut encore voir le four à pain. Non loin de là, on aperçoit aussi les anciennes chambres des étudiants qui aspiraient à la fonction de moine.

Nous arrivons devant l’église, celle que les deux moines persécutés avaient fondée, véritable joyau du monastère. Cette église est entièrement décorée de fresques, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les peintures datent du IXème au XIXème siècle. Malheureusement, des actes de vandalisme récents ont beaucoup détérioré les magnifiques fresques byzantines.

Fresques de l’église

          Fresques Extérieures

 

 

 

          L'Annonciation

L’ange Gabriel, envoyé par Dieu, vient annoncer à Marie sa maternité divine.

Lire l’extrait de la Bible correspondant>>

 

L'empreinte miraculeuse du visage de Jésus 

Cette représentation fait référence à une célèbre légende en Turquie dont on retrouve des représentations dans toutes les églises turques.

           La Légende

Il y a plus de 2000 ans, un saint homme vivant à Urfa (ville actuelle de la Turquie, appelée aujourd’hui Sanliurfa), tomba malade. A la même époque, Jésus prêchait la parole divine dans la région et le saint homme, ayant entendu parler des miracles accomplis par ce jeune homme, écrivit à Jésus pour lui demander de venir le guérir. Lorsqu’il reçut la lettre, Jésus se vit contraint de refuser car il était dans l’impossibilité de se rendre à Urfa. Il prit alors un morceau de tissu blanc et y essuya son visage en sueur. Le tissu garda la marque de son visage et Jésus l’envoya au saint homme d’Urfa. Lorsque le malade reçut le paquet, il appliqua le tissu miraculeux (qui avait gardé l’empreinte du visage de Jésus tout au long du voyage !) sur son propre corps et guérit aussitôt.

Après que Jésus fut crucifié, ses disciples détachent son corps et le descendent de la croix pour l’enterrer.

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau