17.07.14 

Jour 4

Sogmatar et le Temple de la Lune

Autrefois, Soğmatar fut une cité antique assez importante mais aujourd’hui, rien ne reste de la grandeur de cette ville et il n’y a plus qu’un village avec quelques habitations et des bergers.

On peut voir des enclos pour les moutons construits en forme circulaire avec des pierres provenant d’anciens sites romains ou de récupération plus tardive. Les enclos à moutons de la région sont très souvent construits de cette manière, en récupérant des pierres d’édifices anciens qui abondent dans la région.

Le Temple du Dieu de la Lune Sin et sa cruelle tradition

 


 

Sur une colline derrière le village se trouve le temple de la Lune, dieu aussi connu sous le nom de Sin. Nous commençons à monter pour rejoindre le temple et remarquons en face de nous un tumulus, qui n’est pas d’origine naturelle. Une première civilisation a construit un bâtiment, puis une autre civilisation a conquis la ville et a alors construit par-dessus l’ancien édifice un autre bâtiment et ainsi de suite à chaque civilisation, d’où le grand tumulus que l’on peut apercevoir aujourd’hui. En fait, chaque civilisation ne détruisait par l’ensemble précédant mais construisait simplement par-dessus pour monter leur supériorité et réaffirmer leur victoire !

 

Nous arrivons devant le temple de la Lune, enfin ce qu’il en reste. Il aurait était construit entre le Ier et IIème siècle après J-C. On peut voir, taillé dans la pierre, deux représentations du dieu Sin, entourées de caractères syriaques qui expliquent des choses relatives aux rituels et culte du dieu.. On a du mal à se l’imaginer mais cet endroit fut un grand lieu de culte de ce dieu et le sanctuaire qui lui était dédié était bien plus vaste. Le sommet de la colline où l’on voit les vestiges aujourd’hui n’était que le centre du sanctuaire.

Un peu plus haut sur un plateau, on peut apercevoir au loin, les vestiges de 7 tours de guets perchées sur les sommets des collines alentours, et qui permettent de mieux se rendre compte de l’ancienne importance du site.  Sur la photo ci-dessous, on aperçoit au loin une tour de guet.

 

 

Sur le sommet du plateau, d’autres inscriptions syriaques sont gravées à même le sol. C’est sur ce plateau que se déroulait jadis une terrible tradition…

            Sacrifice au Dieu de la Lune

A chaque printemps, on choisissait une jeune personne (de préférence une jolie jeune fille), qui, pendant un an était vénérée comme une déesse puis qui, à l’arrivée de  l’hiver, était sacrifiée au sommet du plateau du Temple de la Lune.
Ce sacrifice avait en fait une signification symbolique.  Le moment où l’on choisissait la jeune personne était le printemps qui représentait la naissance de la nature et le sacrifice se déroulait à l’arrivée de l’hiver, saison synonyme de mort de la nature.

Cette tradition a aussi contribué à une des superstitions les plus répandues de nos jours… En effet, à l’époque, la population qui vivait à Soğmatar utilisait un calendrier lunaire. Il n’y avait donc pas 12 mois mais 13 et l’arrivée de l’hiver donc du sacrifice humain survenait lors de ce 13ème mois d’où la superstition selon laquelle ce chiffre porte malheur (il existe bien sûr d’autre histoires à propos du chiffre 13 mais celle du dieu de la Lune comme toutes les autres ne fait que renforcer la superstition) !

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