17.07.14 

Jour 4

SunySehir, le village romain 

Nous reprenons la voiture et nous arrêtons à Sunysehir (ce qui signifie la « Vieille Ville » en turc),  ruines d’un ancien village romain où l’on peut distinguer les vestiges d’un ancien temple. Il y a énormément de vestiges en Turquie, près de 3000 ! Malheureusement, peu sont classés par l’Unesco (seulement une dizaine) et les moyens sont donc limités pour procéder aux fouilles et à l’entretien, ce qui explique que de nombreux sites soient laissés à l’abandon comme celui-ci. 

Caravansérail Han El Ba'Rur 

Un nouvel arrêt nous amène au pied du Caravansérail Han El Ba’Sur, construit en 1219 par des caravaniers. Ce caravansérail était une étape sur l’ancienne route du commerce et même de la Route de la Soie qui passait par là.

Ba’Rur signifie « Fumier de chèvre » en arabe. Pourquoi un tel nom ? En fait, le constructeur de l’édifice, Haci Hüsameddin Ali Bey avait rempli son  caravansérail avec des raisins secs et les offraient aux visiteurs et caravaniers qui s’arrêtaient dans son caravansérail. Un jour il dit « après moi les gens rempliront ce lieu avec du fumier de chèvre », d’où ce nom Ba’Rur.

Grottes et village de Bazda



 

Autre village, autre excursion, cette fois-ci aux grottes de Bazda (Bazda Mağaraları), carrière de pierre qui aurait servi pour tous les édifices d’Harran et aux alentours de cette ville. C’est au XIIIème siècle qu’elle aurait été la plus active.
On peut voir les marques de cette extraction à travers les sillons laissés par les outils dans la roche.
Aujourd’hui, les gens du coin utilisent la grotte pour s’y reposer car elle est à l’ombre et il y fait frais, ce qui contraste avec la forte chaleur extérieur.
Dans le village, toute une tribu d’enfant nous suit, les filles les plus âgées portant les bébés. Vu comme le coin est reculé, ils ne doivent pas avoir souvent de visiteurs !

Maisons traditionnelles

Dans le village de Bazda, on peut voir des maisons traditionnelles dont le mode de construction n’a pas changé depuis des siècles.  D’abord, on construit des murs en pierre et on recouvre ensuite le tout avec une espèce de torchis, boue argileuse mélangée à des herbes sèches. 

Auparavant, ces maisons n’avaient pas de fenêtres, seulement une porte et des petites ouvertures circulaires au sommet du mur qui servaient à aérer puisqu’il n’y avait pas de fenêtre. Pourquoi ne pas faire plutôt des fenêtres alors ? En fait, c’était pour se protéger de l’attaque des fauves pendant la nuit, animaux que l’on trouvait auparavant en Anatolie.

Comme on peut le voir sur les photos, le toit est plat. Autrefois, il y avait une ouverture au centre du toit de chaque maison et le soir, grâce à une échelle, on pouvait monter sur les toits de maison. Cela permettait de sortir un peu de l’atmosphère confinée de l’habitation et prendre l’air ainsi que communiquer avec ses voisins, en cas de problème ou simplement pour discuter. Mais bon, aujourd’hui, le problème ne se pose plus puisque cela fait bien longtemps qu’il n’y a plus de fauves en Anatolie !

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