19.07.14 

Jour 6

"Station de thé"

Le vendeur sert la boisson par le petit robinet, un peu comme dans une fontaine à vin.

Avant d’arriver à Malatya, nous nous arrêtons dans une « station de thé », une petite cabane rudimentaire où un homme prépare du thé toute la journée. Il vend des tasses  de thé à 1₺ (symbole de la lyre, monnaie utilisée en Turquie, on peut aussi écrire LT pour « lyre »), ce qui équivaut à 30 centimes d’euros ou quelque chose comme ça, à tous les routiers qui passent. Les Turcs étant des grands consommateurs de thé, le vendeur arrive à vivre de sa petite station de thé !

La cuve centrale contient le thé. En-dessous, il y a un réchaud qu’il faut constamment alimenter avec des petites branches de bois. 

L’homme rajoute du petit bois dans le réchaud.

Malatya, la Capitale des Abricots

Nous arrivons à la périphérie de  Malatya, la « capitale des abricots ».  En effet, tout autour de la ville, il y a d’immenses champs d’abricots et il paraît qu’ils sont réellement délicieux !

Nous passons devant le panneau nous annonçant que nous sommes entrés dans la ville qui compte 565 000 habitants. En Turquie, en plus du nom de la ville, on marque le nombre d’habitants et l’altitude de chaque ville sur les panneaux (même pour les petites villes) !

A Malatya, il y a beaucoup de musulmans Alawites (ou Alaouites). Ce sont les musulmans qui, après la mort du prophète Mahomet, ont décidé de suivre le calife Ali. Pour les Alawites turcs, Atatürk aurait été une réincarnation d’Ali pour venir en aide au pays !

Beaucoup de complexes immobiliers sont en construction, indicateurs de l’extension croissante de la ville, notamment à cause de la forte croissance économique du pays, qui entraîne avec elle son lot d’exode rural vers les villes.
 

 

 

En Turquie, ça construit !

Les complexes immobiliers sont la plupart du temps construits par l’Etat pour héberger les familles qui n’ont pas de domicile, et qui veulent émigrer en ville.
Quand il y a plus de familles candidates que d’appartements disponibles, on réalise un tirage au sort pour attribuer un appartement. Les plus chanceux acquièrent directement un logement, les autres devront attendre la construction d’un prochain immeuble.
Quand les familles s’installent, elles n’achètent pas directement l’appartement mais payent un loyer mensuel de 150-200 euros pendant 16 ans et deviennent ensuite automatiquement propriétaires de l’appartement. Ce système permet d’héberger des familles qui n’ont pas beaucoup de moyens.

Nous pénétrons dans le centre-ville et croisons un abricot géant assez kitch trônant au milieu d’un rond-point, la ville faisant honneur à sa réputation de capitale des abricots !

Ce qui est aussi assez pratique à Malatya et dans d’autres villes turques, c’est que souvent, sur les petits bus-navettes, les différents arrêts sont marqués à même les vitres ! C’est tout de suite plus facile de choisir son bus !

Nous posons nos bagages à l’hôtel et repartons en direction de Darende, qualifié d’ « Oasis oubliée » par le Lonely Planet.

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