21.07.14 

Jour 8

Vallée des Pigeons (Güvercinlik)

Même si Kadir avait pris soin de nous indiquer le chemin, nous finissons par prendre le mauvais sentier… En effet, nous nous retrouvons au bord d’un grand canyon d’une profondeur d’une vingtaine voire d’une trentaine de mètres (j’ai du mal à estimer les distances !) et le sentier s’arrête là. Enfin, il y a une espèce de sentier mais c’est vraiment vertigineux… 

Nous rebroussons chemin et cherchons le bon sentier que, malgré nos efforts, nous n’arrivons pas à trouver. Finalement, un paysan habitant dans cette vallée nous voit, perdus, et propose de nous indiquer le chemin. Il est vraiment très sympa et nous fait la conversation en anglais. Il nous dit qu’il possède un potager dans cette vallée et nous raconte que le canyon que nous venons de quitter est dangereux car un couple a essayé de descendre par le petit sentier que nous avons vu, la femme a survécu  mais l’homme est mort en tombant du sentier.

Le paysan continue à nous guider et malgré son âge, il gambade et marche à bonne allure même dans les montées, sans être un poil essoufflé ! Il a vraiment la forme !

Il nous fait passer à travers un tunnel creusé dans la roche et nous arrivons chez le fameux Hassan. Ce dernier nous accueille avec un grand sourire et nous propose, en français, du thé et nous sert des cacahuètes à grignoter. Le paysan qui nous a conduits ici s’assoit et prend un thé. Nous ne pouvons pas nous empêcher de rigoler car Hassan est vraiment un personnage pittoresque. 

Il nous fait un sorte de show et nous propose un jeu : il nous pose une question, et si nous répondons juste, nous pouvons gagner des cadeaux ! A ma sœur et moi, il commence par nous demander : que signifie le nom de « Cappadoce » ? Nous nous empressons de répondre « le Pays des Beaux Chevaux » comme nous l’a appris Kadir ce matin et gagnons chacune une petite poupée fabriquée par les femmes de cette région. Papa, lui, a droit à une question plus simple : Hassan lui demande « Comment je m’appelle ? » et comme il répond juste, il gagne un porte clé avec Nazar boncuk, le fameux symbole connu comme l’œil grecque mais qui est en fait plus répandu en Turquie qu’en Grèce. C’est un porte-bonheur qui vise à protéger contre le mauvais œil. 

 

 


 

 

Au loin, on voit deux grands chiens se rapprocher de nous et Hassan nous explique que ces chiens appartiennent au paysan qui nous a guidés et que le mâle s’appelle Vladimir Poutine et la femelle Angela Merkel ! Leur maître a le sens de l’humour !

 

Notre guide, un paysan habitant la vallée, qui nous a gentiment permis de retrouver le bon chemin et d'atteindre l'échoppe de "Chez Hassan"

Après ce bon moment passé chez Hassan (ça vaut le coup de s’arrêter si on fait une randonnée dans la Vallée des Pigeons !), nous repartons.

Ce qui est impressionnant c’est que parmi tous les randonneurs que l’on croise,  il n’y a quasiment que des français ! Il y aussi quelques espagnols mais aucun asiatiques qui sont pourtant nombreux à visiter la Cappadoce. En fait, ils visitent la Cappadoce sans faire de randonnées, simplement en bus, ne s’arrêtant que quelques minutes aux différents points de vue panoramique pour prendre quelques photos (ce qui est dommage pour eux car c’est au cœur des vallées que se dévoile toute la richesse de cette région).

On dirait un visage avec deux yeux et une bouche ouverte !

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